30 septembre 2015

Non à la ferme-usine des mille veaux !

Veau en batterie.
Après la ferme-usine des 1000 vaches, située dans la Somme, c’est au tour d’un centre d’engraissement de plus de 1.000 veaux (1400 veaux à l’année) qui est sur le point de se concrétiser sur la commune de Saint-Martial-Le Vieux, dans La Creuse.

Cette usine, nouvel exemple d’industrialisation de l’élevage, est présentée par ses promoteurs comme locale. Au lieu d’exporter les veaux en Italie pour les engraisser, ils le seraient au sein du Parc Naturel Régional de Millevaches…

 
Ce projet de centre d'engraissement de 1000 veaux est porté par un collectif d'éleveurs, la SAS Alliance Millevaches dont l'objectif est de doubler le poids d’un millier de veaux en à peine 200 jours !

Plutôt que d'être nourris à l'herbe des prairies et libres de mouvement, les animaux seront parqués dans des espaces réduits, bourrés d’antibiotiques à cause du confinement, gavés d'un concentré sur-protéiné de soja et maïs OGM importés puis abattus sans étourdissement au bout de 7 mois !

Ne répondant pas aux standards de qualité français, ce « minerai » serait ensuite dirigé vers l’Italie et les pays du sud pour être introduit dans des lasagnes et autres raviolis...

Le projet sera subventionné à hauteur de 400 000 € par l’Etat, 75 000 € du Conseil Général et 150 000 € du Conseil Régional auquel il faudra ajouter l'emprunt que la Communauté de Communes des Sources de la Creuse prévoit de contracter pour réaliser l'ensemble des travaux du centre.

Intermarché encourage l’engraissement intensif
 
Intermarché, via sa filiale « viande » Jean Rozé, s’est engagé à acheter et écouler l’intégralité de la production, soit 1400 veaux chaque année. Au lieu de miser sur des filières courtes et une qualité recouvrée, Intermarché entretient et promeut ainsi une logique d’industrialisation et de concentration verticale de l’élevage, espérant secrètement tirer son épingle du jeu dans une compétition internationale sans lendemain.

En s’engageant de la sorte, la grande distribution renforce encore un peu plus son emprise sur le monde paysan. Le « toujours plus » et « toujours plus vite » est responsable de la crise que traverse l’élevage actuellement et progressivement, on assiste à la disparition des petites exploitations locales et diversifiées au profit d'économies d’échelle via des fermes toujours plus grandes et uniformisées.

La logique industrielle du Groupe Les Mousquetaires Intermarché ainsi que les éleveurs membres de la SAS Alliance Millevaches, prêts à tout pour dégager de nouveaux profits, laissent ainsi de côté la santé des consommateurs, l’environnement, comme le bien-être animal. Pour Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement, « par ce projet, les promoteurs sont en train de généraliser le fameux modèle breton du « merde in France », modèle pourtant en crise ».

Ce nouvel exemple d’industrialisation de l’élevage démontre une fois encore que le mal-être animal ne peut conduire qu’à une malbouffe pourtant massivement rejetée par les consommateurs. C’est pourquoi, une pétition est lancée pour interpeller le président d’Intermarché afin qu’il renonce au contrat qu’il a signé avec les actionnaires de la ferme-usine des 1000 veaux...


 
> Signer la pétition ICI

     
 

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6 commentaires:

Max a dit…

A quand les vaches laitière "bricolées" sans veaux ?

Pulo Xénos a dit…



Où le modernisme voisine avec la barbarie.. pour exemple les poussins passés au concasseur, sans que cela émeuve les politiques...

leypanou a dit…

D’un côté on s’étonne que les antibiotiques sont de plus en plus inefficaces et de l’autre on subventionne à tout va des usines d’élevage industriel boosté aux antibiotiques pour ...créer des emplois : quelle grande cohérence de la part de l’état !

Pyrathome a dit…

Il n’y a qu’une alternative pour mettre un point final à ces abjections honteuses !
Devenez VÉGÉTARIEN, arrêtez de nourrir ces salopards...

Sozenz a dit…

Si nous avions de l intelligence nous ne pourrions accepter ces fermes :

De l'intelligence du coeur :
- respect et reconnaissance pour les animaux qui « donnent »leur vie pour les nôtres.+ confusions entre rituels et profonde reconnaissance et conscience .
les conditions d’élevage de ces animaux sont inadmissibles et sont à l’image de comment nous même acceptons d’être parqués, traités ( non seulement sur le plan individuel mais aussi médicamenteux), utilisés (des consommables).
- perte du lien avec l’environnement et des traditions
(hormis la privation de vivre dans un espace digne, avez vous déjà senti l air nauséabond de ces fermes ? )
-l acception par les gros exploitants de suivre cette voie , n est que purement économique . il perdent leur lien avec leur divin et ne voit plus le rôle majeur qu’ ils devraient tenir fermant à la beauté que peut avoir leur travail.
-l acceptation par leur propre avidité de « nourrir » les hommes et de les faire mourir plus vite ( accumulations des toxines dans les chaires animales).

De l intelligence sociale et économique :
- les petits propriétaires seront à terme obligés de vendre , de se reclasser , ne pourront plus subvenir à leurs besoins . ( concurrence « déloyale » par imposition du prix de vente de base faites par les intermédiaires. charges fixes + variables (achat ou production des produits pour faire vivre les troupeaux trop importantes : voir concurrence petits commerces et grande distribution, même punition )
- dépendances, (+ grande dépendance du court du prix des céréales, appel aux ogms et contraintes ( sanitaires de plus en plus fortes ; tout comme pour les cultures ( traitements chimiques pour les cultures , traitement médicamenteuse (chimique aussi) pour les animaux)
- perte de qualité des produits. risques de maladies chez l humain par transmission des toxiques ingérées et émises ( stress , par la animaux...
- perte du lien avec l’environnement et des traditions
- risques de grandes pandémies ravageuses ( l’histoire de la vache folle est déjà oubliée).

alinea a dit…

Tout le monde sait comment il faut faire pour faire cesser cette horreur ; mais personne ne le fait.
Alors quoi ? Signer ?
Non. Cessons de manger du veau, de boire du lait ; nous nous en porterons que mieux.
Pardon, cessez de manger du veau, de boire du lait, vous ne vous en porterez que mieux.