6 août 2017

Vénezuela : un point de vue plus éclairant de la situation...

Les critiques pleuvent actuellement sur Nicolás Maduro Moros, président  du Venezuela, en fonction depuis le 8 mars 2013, accusé d’être la cause de tous les malheurs du peuple vénézuélien. 

Mais, comme hier au Chili (coup d’état du 11 septembre 1973 du général Pinochet, avec le soutien de la CIA, contre Salvador Allende) ou aujourd’hui en Syrie (guerre avant tout pour le contrôle des plus grandes réserves de gaz du bassin méditerranéen), la situation au Vénézuela n'est pas forcément celle présentée chaque jour par les médias... 


De Trump à Macron, du Vatican à l'Union européenne, les critiques fusent mais la méthode est toujours la même. Elle consiste à ne pas relater les faits de façon objective et en faisant preuve d’une indignation sélective. On ne les entend pas souvent quand il s’agit de dirigeants d'autres pays d'Amérique du Sud ou centrale, de la Turquie ou du Golfe Persique, tous à la tête, comme on le sait, de " démocraties irréprochables ".

Ce n’est pas au Venezuela que 45 étudiants ont été assassinés sans aucune suite judiciaire, que les fosses communes débordent d’hommes et de femmes martyrisés, que la misère et l’analphabétisme sévit dans tout le pays, mais au Mexique...

Ce n’est pas au Venezuela que le rapport 2017 d’Amnesty International relève la multiplication de violences contre les femmes et les populations indigènes, que l’armée et la police s’illustrent par des opérations répressives dans les villages éloignés de la capitale, mais au Pérou...

Ce n’est pas au Venezuela que la finance internationale camoufle ses méfaits, mais au Panama...

Ce n’est pas au Venezuela que le pouvoir s’attaque aux grand-mères des disparus durant la dictature, que la répression s’abat sur le mouvement ouvrier mais en Argentine...

Ce n’est pas au Venezuela que des centaines d’opposants politiques restent toujours emprisonnés malgré des « accords de paix », que des militants de gauche sont assassinés mais en Colombie...

En fait, le Venezuela est d’abord un important producteur de pétrole. Selon l'OPEP, les réserves prouvées en pétrole atteindraient 296 milliards de barils, ce qui le fait accéder à la première place mondiale devant l'Arabie saoudite. Mais le pétrole officiellement nationalisé est en partie sous la coupe des intérêts étrangers (Exxon, Chevron et Total). De plus, le pays a signé en 2016 des accords commerciaux fructueux avec la Chine et risque ainsi d’échapper définitivement à l’influence des Etats-Unis.  

Et si le Venezuela traverse une crise très grave (700 % d’inflation, crise alimentaire et énergétique), il faut d'abord en rechercher les causes profondes. La baisse des cours du pétrole a frappé le pays de plein fouet. La crise alimentaire et les coupures d’électricité sont d’abord l’expression dramatique de cette situation. Mais le gouvernement Maduro n'est pas bien sûr exempt de critiques. Il a préféré mobiliser ses forces pour se protéger et à aucun moment il n’a réagi de façon cohérente, ses réactions étant le plus souvent chaotiques.

Dans un entretien à la Radio-Télévision Suisse, Maurice Lemoine, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique, spécialiste de l'Amérique latine, s'exprime sur la crise politique et économique majeure que traverse le Venezuela ainsi que sur les violences et les victimes constatées en faisant entendre un tout autre discours que celui qui nous est servi tous les jours par les médias " bien-pensants ".

La bonne question que pose cet entretien est : qui est à l’origine de ces manœuvres de déstabilisation du pouvoir en place ? 






https://www.youtube.com/watch?v=IsELdQ85EJ0



Photo Creative Commons


Lire toutes les infos du blog :  

30 juillet 2017

De Pompidou à Macron, le système Rothschild tire toujours profit de la dette publique...

Depuis la loi de 1973, dite « loi Rothschild », du nom de la banque dont était issu l’ancien président de la République, Georges Pompidou, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron, issu lui aussi de la banque Rothschild, ne compte pas bien sûr remettre en cause cette loi, préférant faire des coupes sombres dans les budgets sociaux pour réduire le déficit de l’Etat… 

18 juillet 2017

Emmanuel Macron, une réforme fiscale à l'eau de rose...

La question d'une véritable réforme fiscale alliant justice sociale et redistribution constitue un enjeu fondamental, à la fois pour les finances publiques que pour l'égalité entre les contribuables.

Mais pour l'instant une remise à plat de l'ensemble du système fiscal ne semble pas être la priorité du gouvernement d'Emmanuel Macron. A ce jour, seule  la remise à plus tard de l'impôt sur le revenu " à la source " a été évoqué au cours des débats à l’Assemblée nationale… 

10 juillet 2017

Perturbateurs endocriniens : Nicolas Hulot céde devant la commission européenne…

Les gouvernements européens viennent d’adopter le 4 juillet dernier une définition commune des perturbateurs endocriniens. Ce texte était présenté régulièrement depuis juin 2016 aux États européens mais ils étaient trop peu nombreux à vouloir l’approuver pour qu’il soit adopté.  
 
Aujourd'hui, cela a été possible par le changement de pied de la France qui avait bloqué jusqu'alors ce texte  aux garanties insuffisantes mais Nicolas Hulot a fini par capituler et n'a pas eu le courage, comme les représentants du Danemark, de la Suède ou de la République Tchèque, de voter contre la proposition de la Commission européenne... 

3 juillet 2017

Le gel du point d'indice de la Fonction publique, prémisse d'une nouvelle baisse générale des salaires...

Les syndicats de la Fonction publique ont accueilli avec déception et colère l’annonce du gel de la valeur du point d’indice servant à calculer la rémunération des fonctionnaires, faite par le ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin.

Mais ce n'est finalement qu'une demi-surprise car cette annonce qui considère les agents publics comme une variable d’ajustement des comptes publics n’est que la continuation de la politique menée sous la présidence de François Hollande…

25 juin 2017

Michel Onfray prend la défense de Natacha Polony

Après l'arrêt soudain de son émission " Polonium " sur Paris Première,  Natacha Polony est écartée maintenant de la matinale d'Europe 1 où elle était aux commandes de la revue de presse, auprès de Thomas Sotto qui est congédié lui aussi de la station de radio. Elle a reçu mi-juin un courrier du groupe Lagardère l'informant qu'elle ne serait pas reconduite à la rentrée. 
 
Une situation inquiétante pour les quelques rares journalistes qui osent sortir du droit chemin de la bien-pensance et dont le seul défaut est de déranger le petit monde macronien...